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Maintenant en lock-out depuis plus d’un an, les membres de la section locale 177 ont grand besoin d’aide financière récurrente. Afin de continuer leur combat, ils ont besoin de votre aide et vous pouvez faire la différence. Nous avons donc eu l’idée de proposer aux gens solidaires d’adopter symboliquement une de nos familles avec l’intention d’effectuer un don récurent chaque mois. Que ce soit 10$, 20$ 30$ ou plus, adopter un lock-outé signifie que vous vous engagez à refaire un don chaque mois. Le don ne sera pas prélevé automatiquement cependant. En adoptant un lock-outé, chaque mois vous recevrez des nouvelles de la section locale et de nos familles adoptables, vous rappelant ainsi qu’il est temps de faire votre don mensuel. Nous espérons que cette campagne sera un grand succès et permettra aux membres de la section locale 177 d’Unifor de continuer de se battre !

 

L'historique

La cimenterie de Joliette a été inaugurée dans les années 60 par la famille Miron, ceux-là mêmes qui avait la célèbre carrière de Montréal. Elle passa ensuite sous la gouverne de Ciment St-Laurent dans les années 70 avant que l’entreprise Holcim ne l’acquiert en 2009 puis la revende à CRH – Ash Grove en 2015.

 

Depuis le 22 mai 2021, sans avertissement et de façon illégale, car le droit de grève ou de lock-out n’était pas encore acquis, la cimenterie Ash Grove de Joliette nous a mis en lock-out. L’employeur argumente que des actes de vandalisme et de sabotage sont à l’origine de son geste. Pourtant de notre côté, nous n’avions aucune connaissance de tels agissements.

La négociation se déroulait depuis des mois dans un contexte où l’employeur a aussi annoncé vouloir fermer deux de ses quatre fours au motif de faible rendement financier. C’est plus de 400 demandes de concessions qui sont toujours demandées par l’employeur à l’heure actuelle. 

 

Ce n’était que le début. Un an plus tard, notre conflit perdure.

 

Nos lock-outé.e.s

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Karl

Karl a fait ses débuts à la cimenterie en 2005 comme remplaçant de vacances en salle de contrôle. Il occupe maintenant un poste de manœuvre spécialisée. Il a une fille de 5 ans prénommée Nelly qui pratique la gymnastique. Sa fille étant sa priorité, il se prive pour pouvoir lui laisser pratiquer son activité. Il s’est d’ailleurs départi de sa motoneige, un sport qu’il pratiquait en hiver. Peu avant le conflit, il s’est séparé et il avait un projet de construction de maison. Malheureusement, il a dû tout annuler pour retourner vivre chez ses parents. Il occupe en attendant un emploi au salaire minimum dans une usine de St-Gabriel.

Anne-Marie et Eric

Anne-Marie est à l’emploi de la cimenterie depuis 1998. Elle a commencé comme commis remplaçante et elle est maintenant commis à la paie. Éric a été embauché en 2004 comme remplaçant à la salle de contrôle et est maintenant opérateur de four. Ils forment un couple depuis 24 ans. Ils sont des amateurs de plein air, ils pratiquent la randonnée pédestre et le vélo. Ils ont 2 enfants, Alexandre 18 ans qui est au Cegep et Étienne 16 ans. Ils pratiquent tous les deux le vélo de montagne. Le conflit de travail les a apportés à faire plus attention à leurs achats, notamment lorsque vient le temps de faire l’épicerie. Ils recherchent les items à prix réduit, ils ont aussi coupé les sorties au restaurant en plus de devoir réduire les sorties en vélo de montagne d’Alexandre et Étienne. Comme ils sont tous les deux victimes du conflit, leurs sujets de conversation tournaient toujours autour de cela. Ils ont dû redoubler les efforts pour cesser de discuter du conflit à la maison. Anne-Marie et Éric avouent que s’ils n’étaient pas un couple aussi solide, leur union n’aurait probablement pas survécu.

Benoit

Benoit a été embauché à la cimenterie en 2003. Au cours des années, il a occupé des postes d’opérateur de four et de technicien de laboratoire.  Il est maintenant manoeuvre à la lubrification. Il est célibataire et vit avec ses 2 enfants : Elizabeth 12 ans et Gabriel 11 ans. Elizabeth pratique la gymnastique et Gabriel joue au baseball et au hockey, tous les 2 au niveau compétitif. Comme ses deux enfants pratiquent le sport de compétition et dû à la baisse de revenu de Benoit en lien avec le lock-out, ce dernier a dû couper toutes ses activités personnelles comme le hockey, le golf et les sorties au restaurant et au cinéma. Il a également dû puiser une somme considérable dans ses REER afin de boucler les fins de mois. À la cimenterie, Benoit occupe un horaire de travail qui convient parfaitement à la garde complète de ses enfants et leurs activités sportives. Il n’a malheureusement pas été en mesure de trouver un emploi de remplacement qui lui offre les mêmes avantages.

André

André est à l’emploi de la cimenterie depuis 1987. Au cours des années, il a occupé plusieurs postes au sein de l’entreprise et il est maintenant opérateur depuis 2001. Il est en couple avec sa conjointe Patricia depuis 11 ans. Cette dernière a vécu des ennuis de santé peu avant le lock-out, ce qui a eu pour effet qu’elle a dû quitter temporairement son emploi.  Le salaire d’André était donc le seul revenu familial. Lorsque le conflit de travail a éclaté, un nouveau stress financier s’est alors ajouté et ils ont dû puiser dans leurs économies en vue de la retraite pour joindre les 2 bouts. Étant un grand amateur golf, camping, chasse et pêche, André a dû faire une croix sur ses loisirs de plein air. Aux portes de la retraite, il devra la repousser de 2 ans à la reprise du travail. André trouve aberrant que l’employeur ne veuille pas s’entendre sur une liste de rappel.

Eric

Éric travaille à la cimenterie depuis 1996. Au cours des années, il a occupé plusieurs postes tant à la production que dans la carrière. Il travaille maintenant au laboratoire. Il vit avec sa conjointe depuis 27 ans. Étant passionnés de sport et de voyage, ils ont dû y renoncer pour le moment. Ils ont également dû repousser le projet d’acquisition d’une propriété. Le lock-out est pour lui une source d’anxiété et de troubles du sommeil. Il aimerait bien dénicher un emploi de remplacement temporaire, mais les employeurs sont réticents à embaucher les travailleurs de la cimenterie, sachant qu’ils regagneront leur emploi une fois le conflit réglé. Éric réussit à arrondir les fins de mois en donnant un coup de main à un ami qui possède une entreprise de rénovation.

 

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Réponse à la question de sécurité: Lockout

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